Le marché foncier agricole représente 61 % du marché foncier rural en surfaces vendues et 20 % en valeurs. Après une forte progression entre 2020 et 2022 et un ralentissement à compter de 2023, ce marché amorce une légère reprise en 2025, avec une progression de +4 % en surfaces par rapport à 2024, +1% en valeur.
Cependant, cette évolution masque des dynamiques contrastées : si les surfaces échangées progressent sur tous les marchés agricoles (terres et prés, vignes, cultures pérennes…), il n’en est pas de même concernant les valeurs. Le marché des vignes continue de baisser en valeur (‑25 %), compensé par une augmentation de la valeur sur les autres marchés fonciers agricoles (+8%).
Le marché des forêts et des espaces naturels progresse de 2 % en surfaces et de 5 % en valeurs. Les marchés fonciers non agricoles (résidentiel, construction, loisirs), amorcent eux aussi une reprise après 3 années de baisse (+3 % en surfaces et +11 % en valeur).
transactions enregistrées
hectares vendus
milliards d’euros échangés
Dans le cadre de leurs obligations légales, les notaires informent chaque année la Safer d’environ 55 000 projets de vente et échanges en milieu rural. Ces informations, collectées, redressées et consolidées, permettent à la Safer d’analyser les marchés fonciers ruraux et d’observer l’évolution des prix des terres, des prés et des vignes sur son territoire. Chaque année, dans le cadre de sa mission de transparence, la Safer diffuse une série d’indicateurs. Le marché de l’espace rural se décompose en sous‑marchés, classés selon les usages les plus probables des biens après la mutation : le marché agricole, le marché forestier, les espaces naturels non productifs, et les marchés non agricoles (résidentiel, construction, loisirs).
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